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LES TERRILS
Merci à Terrils ASBL
(www.terrils.be) pour
leur aimable autorisation de reproduire ici leurs cartes et
textes.
Après les Alpes, le Jura
et les Vosges, les terrils forment un
autre grand massif en Europe occidentale, le seul dont l'origine
ne soit pas tectonique. Des Monts d'Artois jusqu'au Plateau
de Herve en passant par Mons - Borinage, La Louvière
et Charleroi, ils érigent une chaîne de pas moins
de 320 km (dont 200 km en Walonie), comptant plus de 1200
sommets!

A l'instar des massifs de corail, les terrils résultent
de l'activité d'un être animé. Les animaux
aquatiques appelés les polypes ont élevé
les barrières de corail. Grâce aux mineurs, les
terrils ont surgi de terre. Et ils offrent eux aussi, à
l'image de leur pendant maritime, des facettes multicolores!
Côté biologique, les terrils constituent un biotope
à part entière. La couleur noire des schistes
houillers ainsi que l'extrême porosité du sol
ont créé un milieu aride qui contraste avec
les plaines fraîches et humides du Nord. S'y rencontrent
donc en abondance des espèces thermophiles (vipérines,
onagres, mélilots, centranthes rouges, millepertuis,
piloselles, molènes, inules visqueuses, etc.) et des
espèces originales comme le pourpier, espèce
commune des vignobles.
Les éléments les plus originaux
des terrils sont certainement quelques plantes exotiques comme
un chénopode d'Australie, un séneçon
d'Afrique du Sud ou encore une vergerette de Sumatra qui se
sont déplacés à la faveur des vents ou
plus vraisemblablement grâce aux échanges commerciaux
(laines).
La nature charbonneuse des terrils leur permet
de rentrer en combustion. Le terril se retrouve alors naturellement
à l'abri du gel en hiver, ce qui avantage les plantes
méridionales. Des températures extrêmes
peuvent y régner (50° C sous la surface du sol
et 700° C en profondeur), ce qui a permis la découverte
d'une mousse poussant normalement sur les pentes du Vésuve!
Dans certains cas, l'eau arrive à se
maintenir dans ces milieux extrêmement secs grâce
à la mise en place de bassins de décantation,
créés dans le but d'y déposer de nombreuses
particules schisteuses qui résultent du lavage du charbon.Charleroi
est à la Chaîne des Terrils ce que la ville d'Epinal
est aux Vosges, ce que Chamonix est à l'arc Alpin!
Lacs, forêts sur terrils en terrasse ou au contraire
élancés jusqu'aux hauteurs de l'Ardenne parsèment
la région du Pays Vert. Charleroi compte plus de 100
terrils et ceux-ci recouvrent plus d'un dixième de
son territoire! Un monde de chaleur, de lumière et
de nature!
Les terrils et marais d'Harchies
Les Terrils et Marais d'Harchies et des Sartis
forment une réserve ornithologique grandiose. Les lacs,
marais et étangs se succèdent entre le relief
de petits terrils et servent de vaste restoroute écologique
pour les espèces d'oiseaux migrateurs. Le site est
classé réserve naturelle et aménagé.
Un chemin permet de faire le tour de ce grand centre d'activité
naturelle et des cabanes d'observation vous invitent à
admirer et entendre en toute discrétion la gent ailée
qui semble ne jamais vouloir cesser d'exprimer son bonheur.
Comme aux pieds du Terril de Chabaud-Latour, les affaissements
miniers ont provoqué l'apparition de ces vastes zones
humides d'un inestimable intérêt écologique.
La découverte des Terrils et Marais d'Harchies se combine
souvent avec celle des Terrils et Marais des Sartis.
Cet extrait de carte IGN est publié
dans un but d'orientation et de localisation générales.
Pour plus d'informations, n'hésitez
pas à parcourir le site www.terrils.be
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